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10 mars 2021
Lettre ouverte
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,
Comment se fait-il que vous manquiez à ce point de respect envers l’opposition et refusiez la présence du public aux réunions de conseil municipal ?
Aux 3 dernières séances, il ne s'agissait pourtant que d'accueillir un seul citoyen. Vous avez pourtant dénoncé sa présence aux gendarmes pour qu'ils viennent le verbaliser.
Le 26 févier 2021, les gendarmes n'étant pas là pour lui interdire l'entrée de la salle, Madame Nion a alors invoqué l'application des consignes sanitaires pour demander le huis clos, qui a été voté. Comble de l'absurde, après la sortie de la seule personne du public, Madame Christine Juy pose le problème du non-respect des mêmes règles sanitaires (salle trop petite pour le nombre de personnes présentes : 15 conseillers, 2 secrétaires, 1 conseiller financier). Aussitôt vous élevez le ton, Monsieur le maire, et les insultes fusent de votre part et de celle des conseillers de votre liste…
Le ton ne baisse toujours pas, les insultes continuent lorsque vous essayez de vous justifier sur l'absence des documents que Madame Christine Juy a demandé au secrétariat avant la séance du conseil pour préparer le vote du budget. C'est pourtant un droit et même un devoir pour une conseillère d'être informée sur les questions à l'ordre du jour.
Qui perturbe la sérénité des séances du conseil municipal ? Nous, le collectif citoyen « Ceton change de ton » avec une élue au conseil municipal ? ou vous, Monsieur le maire, responsable de la bonne tenue des séances, qui laissez les réunions se transformer en invectives personnelles envers une élue qui exprime ses points de vue ? (Conseil municipal du 12 juin 2020: Gens de Ceton, soyez rassurés... Rien ne change!).
Vous ne pouvez pas continuer à bloquer de cette manière des opinions parce qu'elles sont minoritaires ou différentes des vôtres (Conseil 16 mars 2018: Pourquoi tant de haine ?). Vous êtes allés trop loin ! Il est plus que temps que vous traitiez avec respect les personnes de l'opposition. Elles ont sûrement quelque chose à apporter au débat démocratique. Débat qui doit avoir lieu au sein du conseil en toute transparence. En présence du public, avec toutes les informations nécessaires. Et arrêtez votre éternel reproche sur notre non-participation à « vos commissions ». Si nous sommes bien sûr favorables au travail préparatoire aux réunions du conseil par des commissions et même ouvertes aux non élus, nous ne pouvons pas cautionner « vos commissions fantômes » qui n'ont jamais présenté aucun compte rendu de leur travail au conseil municipal. Ces « commissions » où les décisions sont prises avant de passer au conseil municipal. Elles semblent n'avoir pour but que d'éviter le débat public !
Cette lettre se veut un appel pour qu'un vrai débat démocratique ait enfin lieu dans notre commune et où les arguments remplaceront les aprioris sur les personnes.
Croyez, Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux à notre volonté d'agir pour une vraie vie démocratique dans notre village.
Le collectif "Ceton change de ton"
7 mars 2021
Droit de réponse
Nous avons reçu le mail suivant :
Collectif « Ceton change de ton » Envoi par mail
Laval, le 5 mars 2021
Madame, Monsieur,
Je vous adresse la présente à la demande de M. Patrick GREGORI, Maire de la commune de CETON, lequel souhaite exercer son droit de réponse à la suite de plusieurs articles que vous avez publiés sur votre blog « CETON CHANGE DE TON », les 25 janvier 2021 et 7 et 14 février 2021, onglet « Actualités ».
Voici notre réponse au mail de l’avocate du maire :
Madame Sandrine Gaudré Cœur-Uni,
Les lois et décrets qui définissent le fonctionnement des conseils municipaux durant l'état d'urgence sanitaire n'imposent pas tous les choix faits par le maire de Ceton. Des communes ont fait des choix différents qui permettent l'accès au public et un plus grand respect des règles sanitaires. Nous pensons que cela est possible à Ceton. Le maire ayant refusé d'en débattre, nous avons donc exposé notre position sur notre site. Notre lecture de la loi 2020-1379 et des différents décrets n'est pas la même que celle du maire. C'est pour cela que nous avons déposé un recours en référé /liberté auprès du tribunal administratif de Caen. Tous les points que vous abordez dans votre droit de réponse y sont mentionnés. Il nous semble donc plus judicieux d'attendre que le tribunal administratif tranche pour publier ou non votre droit de réponse.
Cependant pour plus de transparence, nous avons décidé de le publier dès maintenant même si vous y faites encore des interprétations qui nous semblent inexactes.
Le tribunal administratif tranchera !
Le collectif citoyen « Ceton change de ton »
Voici donc le droit de réponse :
Droit de réponse :
Concernant les articles des 25 janvier et 7 février 2021 :
Un membre de votre collectif s’est présenté à la séance du conseil municipal alors que le décret n°2020-1262 du 16 octobre 2020, modifié par le décret n° 2021-51 du 21 janvier 2021, avait instauré un couvre-feu de 18h à 6h.
Si la Direction Générale des Collectivités Locales a rappelé, dans une note diffusée le 17 novembre 2020, que les conseillers municipaux convoqués à assister à une séance de l’organe délibérant bénéficiaient d’un motif d’autorisation de sortie dérogatoire (« déplacements pour participer à des missions d’intérêt général de l’autorité administrative »), elle a également précisé que l’assistance aux débats des organes délibérants par le public, en période de confinement, ne constituait pas un motif d’autorisation de sortie dérogatoire..
Le membre de votre collectif ne disposait en conséquence d’aucun droit à se rendre à la séance du conseil municipal du 22 janvier au mépris des règles du couvre-feu, raison pour laquelle il a été verbalisé par les gendarmes contrairement à ce que vous indiquez dans votre article.
Par ailleurs, en période d’état d’urgence sanitaire, aucune disposition législative ou règlementaire n’impose au maire de réunir son conseil municipal hors la période fixée du couvre-feu.
De même, l’article 6, II de la loi n°2020-1379 du 14 novembre 2020 permet au maire de décider de réunir le conseil municipal sans que le public soit autorisé à y assister.
Le maire n’est pas non plus tenu à l’obligation de tenir la séance du conseil municipal dans un autre lieu de réunion de l’assemblée délibérante.
Enfin, seuls les conseillers municipaux reçoivent convocation à assister aux séances du conseil municipal. Le public n’est nullement convoqué, l’affichage de la convocation ne constituant qu’une mesure de pure information.
Votre collectif ne peut donc affirmer que le membre de votre collectif disposait d’une attestation de sortie identique à celle des élus.
Enfin, vous affirmez que le maire n’a pas respecté la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020 en indiquant que la « loi précise que le maire peut limiter le nombre de personnes présentes ou même refuser le public à condition qu’un accès internet en direct soit disponible et le préciser sur la convocation ».
Or, il s’agit d’une fausse interprétation des dispositions de la loi laquelle laisse le choix au maire:
- Soit de décider que la réunion de l'organe délibérant se déroulera sans que le public soit autorisé à y assister ou en fixant un nombre maximal de personnes autorisées à y assister.
- Soit d’organiser la diffusion des débats en direct de manière électronique et, dans ce cas, la tenue de la réunion de l’organe délibérant sera alors réputée s’être tenue en présence du public.
Le juge administratif a d’ailleurs confirmé que si la loi autorise, en période d’urgence sanitaire, la tenue du conseil municipal sans la présence du public, elle n’impose pas, comme préalable, la retransmission en direct des débats (TA Nantes, 30 septembre 2020, n°2006511).
Une meilleure interprétation des dispositions de la loi du 14 novembre 2020 et des textes en vigueur, et un strict respect, par le membre de votre collectif, des obligations qui s’imposent à tout citoyen, auraient sans doute évité toutes ces perturbations autour de la séance du conseil municipal du 22 janvier 2020.
Sur l’article du 14 février 2021
Vous estimez que la séance du conseil municipal de Ceton du 12 février 2021 s’est tenue au mépris des règles sanitaires et qu’ « après l’éviction du public, le maire empêche maintenant une conseillère de participer à une réunion dans les conditions sanitaires qu’elle est en droit d’attendre ».
Le décret n°2020-1262 du 16 octobre 2020 indique que les masques doivent être portés par tous dès lors que les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties. L’ensemble des élus et participants ont respecté le port du masque. Le maire et les participants n’ont donc pas bafoué les règles sanitaires en vigueur.
Aucune disposition n’impose que la réunion du conseil municipal ne puisse se faire à plus de 10 personnes. Il s’agit là encore d’une fausse affirmation qui n’a pour autre objet que de manipuler la réalité des faits
20 février 2021
Même la Démocratie n'aura plus de sens !
Le billet de Thierry Roussin « Quand la Covid-19 rend sourd et muet », paru dans le Perche de mercredi en page 2, nous a inspiré ce petit texte :
Si à cause de la Covid 19, les malades perdent le goût et l'odorat.
Si à cause de la Covid 19, le préfet et ses fonctionnaires deviennent sourds.
Si à cause de la Covid 19, le maire de Ceton fait venir les gendarmes pour empêcher les citoyens d'assister aux réunions publiques du conseil et leur fait perdre les débats de vue.
Si à cause de la Covid 19 les gestes barrières indispensables continuent à nous tenir à distance les uns des autres... jusqu'à perdre le sens du toucher.
Alors... même la Démocratie n'aura plus de sens !
14 février 2021
Conseil municipal de Ceton vendredi 12 février 2021: Règles sanitaires de lutte contre la COVID particulières !
À 20H25, vendredi soir à la mairie de Ceton, la salle de réunion du conseil de 42 m2 n'a bien sûr pas été agrandie, seule la porte est restée ouverte. Du coup le maire s'est autorisé à fixer sa propre jauge pour la réunion : 17 conseillers, 1 secrétaire de mairie, 3 représentants de la nouvelle société de méthanisation de Ceton venus présenter leur projet et le citoyen membre de notre collectif « Ceton change de ton » ! (en temps de COVID seulement 10 personnes peuvent être présentes !).
Interpellé par Christine, sur ce peu scrupuleux respect des règles, le maire fait voter les conseillers.
- « Qui veut continuer la réunion dans ces conditions ? »
- 14 pour...
Et il continue la séance. L'exposé sur la méthanisation commence...
Le maire lui ayant refusé la parole, Christine rédige un texte justifiant son refus de continuer la séance pour que la secrétaire l'insère dans le cahier des délibérations. Puis elle quitte la salle accompagnée du membre du collectif. Après l’éviction du public, le maire empêche maintenant une conseillère de participer à une réunion dans les conditions sanitaires qu’elle est en droit d’attendre. Jusqu’où cela ira-t-il ?
Quelques instants après leur départ, une voiture de la gendarmerie rentre dans la cour de la mairie...
Est-ce que la préfète a envoyé les gendarmes pour verbaliser le maire et les participants à cette réunion de conseil pour non respect des règles sanitaires ?
7 février 2021
Après les différents articles dans la presse concernant le conseil municipal du 22 janvier à Ceton, et l'expression abondante de Monsieur le maire, nous avons envoyé aux journaux le droit de réponse suivant :
Le maire n'aurait-il pas pu éviter l'ouragan médiatique qu'il a déclenché en appelant les gendarmes lors du conseil municipal de Ceton le 22 janvier dernier ?
D'autres solutions n'étaient-elles pas possibles pour assurer ces minimums démocratiques que sont les réunions du conseil municipal en public ?
Pourquoi pas, comme le 23 mai 2020, où le conseil s'était bien réuni à 11h dans la grande salle du Foyer Rural, permettant aux élus et au public d'y assister en respectant toutes les consignes imposées par la loi et en garantissant le caractère public de la réunion.
Nous souhaitons également revenir sur la soi-disant interprétation par le maire et la préfète de la loi 2020-1379 renouvelant l'état d'urgence sanitaire.
Cette loi provisoire, ne remet nullement en cause le caractère public des réunions du conseil. Elle ne fait que préciser que si un maire souhaite interdire la présence du public à cause de la COVID, pour maintenir ce caractère public il DOIT mettre en place une retransmission en direct.
Pour ce qui est des déplacements dérogatoires : les citoyens ont reçu une convocation générale pour une réunion du conseil à 20h30, par voie d'affichage, comme le prévoit le code des collectivités territoriales. Ceci sans aucune restriction. L'article 4 du décret 2020-1310 prévoit dans ce cas-là qu'il est possible de se faire une attestation de déplacement dérogatoire durant le couvre-feu « pour participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative ».
Autre point : Est-ce que ce vendredi 22 janvier, la salle de la mairie, lieu habituel des réunions du conseil, n'était pas trop petite pour respecter les consignes sanitaires ? Les conseillers n'étaient pas assis un siège sur deux. Il n'y avait probablement pas 4 m2 par personne. Il n'y a pas eu de ventilation toutes les heures compte tenu de l’exiguïté de la salle. Est-ce que cela ne devait pas être verbalisé ? La Préfète va-t-elle s'en occuper ?
25 janvier 2021
Conseil municipal de Ceton: Fallait-il déranger nos gendarmes ?
Ce vendredi 22 janvier, Monsieur le maire de Ceton avait convoqué le conseil municipal à 20h 30. La convocation avait été affichée en toute légalité, invitant ainsi les citoyens à assister à ce conseil. Les réunions du conseil sont publiques.
Mais la COVID et les règles du couvre-feu aidant, le maire s'est cru autoriser à refuser l'accès du public !
À 20 h 30 précises, une adjointe est venue fermer à clef la porte de la mairie. Un membre de notre collectif citoyen « Ceton change de ton ! » arrivait juste à ce moment là, elle lui a refusé l'accès. Il a passé outre ! Le maire est venu à la rescousse. Le membre de notre collectif lui a alors précisé que la séance était publique et s'est installé sur une chaise réservée au public... Le maire a alors téléphoné à la gendarmerie !
Après pas mal d'hésitations et un grand cafouillage parmi les conseillers, certains voulant s'en aller, le maire s'est enfin décidé à ouvrir la séance qui pendant une bonne demi-heure s'est déroulée normalement.
Les gendarmes sont alors arrivés de Bellême dans la salle du conseil où ils ont procédé au contrôle d'identité du membre de notre collectif. Ils se sont déplacés dans la salle d'accueil, où il leur a expliqué :
- qu'il était bien sûr très embêté de ne pas pouvoir respecter le couvre-feu.
- qu'il lui semblait nécessaire en tant que citoyen, d'assister à ce conseil où des décisions importantes allaient être prises.
- que le maire n'avait pas respecté la loi n°2020-1379 du 14/11/20 jusqu'au 16/02/21.
(Cette loi précise que le maire peut limiter le nombre de personnes présentes ou même refuser le public à condition qu'un accès internet en direct soit disponible et le préciser sur la convocation).
- que l'attestation l'autorisant à sortir lors du couvre-feu était la même que celle des élus.
Ensuite, un des gendarmes est sorti pour en référer à sa hiérarchie. Le second gendarme a rouvert la porte de la salle du conseil que le maire avait fermé, permettant ainsi au membre de notre collectif de continuer à assister à la séance, assis sur une chaise sur le pas de la porte !
Le premier gendarme est revenu. Il est allé s'entretenir plusieurs minutes avec le maire dans son bureau.
À la suite de cet entretien, les gendarmes sont partis sans verbaliser. Le maire a repris sa place au conseil. Et le membre de notre collectif a repris sa place sur le pas de la porte de la salle du conseil.
Si, comme nous, le maire avait lu la loi n°2020-1379, cela aurait évité beaucoup de perturbation et le dérangement de nos deux gendarmes qui avaient certainement mieux à faire...
Mais encore une fois, le maire n'a pas respecté les règles de la Démocratie !
18 janvier 2021
Protection de la source du Bas Mont Morant. L’enquête publique est close !
Question : Depuis quand existe-t-il une obligation de mettre en place des périmètres de protection des captages des sources ?
Réponse de la commissaire enquêtrice : C’est fixé par l’article L 1321-2 du code de la santé publique qui rend obligatoire pour chaque point de prélèvement (captage) l’existence de périmètre(s) de protection. Sa première version date du 22 juin 2000.
Question : Les autres captages seront-ils abandonnés ou pas ? Quand sera mise en place leur protection s’ils sont conservés ou s’ils continuent de servir de façon occasionnelle ?
Réponse de la commissaire enquêtrice : Une délibération du SIAEP du 8 novembre 2012 enregistré en sous-préfecture le 8 mars 2013 lance la procédure de mise en place d’un périmètre de protection pour la source du Bas Mont Morant et décide d’abandonner les autres captages que sont la Sbinière, la Roche et le Mesnil sur la commune de Ceton.
Question : Budget SIAEP ?
Réponse de la commissaire enquêtrice : Ce n’est pas dans mes attributions, cela doit se trouver. Peut-être dans les RPQS ou les rapports d’activité. C’est un syndicat intercommunal.
Question : Selon les éléments de l’enquête publique, depuis au moins 2005, le captage du Bas Mont Morant est surexploité illégalement. Comment justifier cela ? N’y aurait-il pas un risque d’épuisement de la ressource ?
Réponse de la commissaire enquêtrice : Je ne sais pas.
Question : Pourquoi l’étude hydrogéologique ne s’étend pas sur le versant du Gué pour définir le périmètre de protection ? Le rapport de l’hydrogéologue, datant de 2010, justifie de ne pas prendre en compte ce versant par des observations menées sur un seul mois (octobre 2010).
Réponse de la commissaire enquêtrice : Les diagrammes semblent montrer que les pentes ne ramènent pas les eaux du Gué vers la source. Dans le rapport, il est indiqué que l’observation des eaux de ruissellement en octobre 2010 confirme la déconnexion hydraulique des deux secteurs.
Le 9 janvier, nous avons déposé nos observations et nos interrogations à la commissaire enquêtrice :
Depuis le temps que nous le réclamions, la protection rapprochée du captage du Bas Mont Morant est enfin envisagée. Bien sûr, nous sommes favorables à la mise en place de ce périmètre de protection. Il arrive bien tard, car il est obligatoire depuis plus de 20 ans !
Pour les 3 autres captages existants sur la commune (la Roche, la Sbinière et le Mesnil), le SIAEP du Bassin de l’Huisne prend la décision en 2012 de les abandonner. Malgré cela, ils continuent d’alimenter le village en toute illégalité puisqu’ils n’ont pas de périmètre de protection. Dans le rapport général du Syndicat Départemental de l’Eau, ils sont encore indiqués en tant « qu’alimentation de secours » (voir Schéma de distribution). Leur abandon est-il réellement engagé ? Si ces captages continuent à servir, même de façon occasionnelle, pourquoi ne sont-ils pas protégés ?
Est-il judicieux de les abandonner alors que le captage du Bas Mont Morant est surexploité, au moins depuis 2005, et ne respecte pas le plafond de volume prélevé autorisé (p.1 et p.2 de la Notice explicative du Syndicat Départemental de l’Eau) ? N’y a-t-il pas un risque d’épuisement de la source du Bas Mont Morant ? Aucunes données dans les études jointes ne permettent de l’assurer. Au contraire, l’avis de d’hydrogéologue agrée (G. Plihon) en 2011 indique p.8 :
« Il n'a pas été rapporté d'essai de nappe ni de tests hydrauliques permettant d'apprécier les caractéristiques hydrodynamiques de l'aquifère capté mais son exploitation depuis plusieurs décennies semble souligner que celui-ci présente une réserve et une capacité de réalimentation suffisante pour le maintien de son exploitation dans des conditions de prélèvement similaires.
Sa faible épaisseur supposée le rend néanmoins sensible aux épisodes de sécheresse prononcée (absence de réalimentation hivernale). »
Cet été encore, des abonnés de Ceton ont subi des coupures d’eau à répétition…
Les périmètres de protection sont établis grâce à l’étude de l’aire d’alimentation des captages. Or, dans l’actualisation de l’étude de vulnérabilité réalisé en avril 2019 (M. Mazurier), on lit p.18 :
« La zone probable d'alimentation du captage ne peut être définie de manière précise. En effet, les observations piézométriques dans la zone d'étude ne concernent que de manière limitée l'aquifère exploité (Craie glauconieuse) et on ne peut identifier les limites du bassin souterrain à l'amont du captage.
D'autre part, on ne dispose d'aucune estimation du volume drainé par la source captée et une approche, par le bilan, de la superficie de la zone d'alimentation n'est donc pas possible. »
Nous n’avons donc pas la garantie que la source du Bas Mont Morant sera correctement protégée.
A suivre… Attendons maintenant l’avis de la commissaire enquêtrice et des différents organismes consultés puis la décision de la préfète.
5 janvier 2021
2020... Pauvre Démocratie ... Mais soyons optimistes pour 2021 !
Question : À votre avis, vit-on encore en Démocratie ou a-t-on déjà dérivé sans nous en rendre compte vers un régime autoritaire ?
Au niveau national, les signes sont malheureusement forts : un parlement qui vote et prolonge l'Etat d'urgence sanitaire et accepte de concentrer le pouvoir décisionnaire dans les mains de l'exécutif... notre Président ! Le chef suprême qui, régulièrement prend la parole pour nous annoncer ce qu'il a décidé pour nous. Pas de masque... des masques... des masques obligatoires... pas de test... des tests... confinement... déconfinement... couvre-feu... pas de cinéma... pas de spectacle... des messes... pas de restaurant... pas de petits commerces... des grandes surfaces sans tous les rayons... un premier tour d'élection municipale... pas de 2ème tour.... puis un 2ème tour reporté après le confinement, etc...etc....
Et, bien que toutes ces stratégies de notre président aient été à chaque fois des fiascos, nous acceptons de continuer au lieu de lui dire STOP et de reprendre notre destin en main.
Pensez-vous sérieusement que nous aurions pu prendre des décisions pires que celles prises par notre Président jusqu'à présent ? À nous de devenir créatifs pour trouver comment décider collectivement sans se laisser confisquer à nouveau le pouvoir.
Et sur le plan local ? Que s'est-il passé sur notre commune de Ceton ?
Un grand vide apparaît en guise de réponse... Ah ! si... les élections municipales !
Nous avions espéré que la question centrale aurait pu être la reprise en main par les citoyens de leur destin. Thème que notre collectif avait mis en avant durant 6 ans (voire plus) et qui avait été également repris quelques mois auparavant par une troisième liste... Espoir déçu !
Sur 1227 inscrits, 581 abstentions et 379 électeurs ont décidé de continuer avec l'équipe du maire sortant qui a une vision très verticale de la Démocratie... Et si on rajoute le coronavirus... Résultat, on obtient une commune à l'encéphalogramme quasiment plat signe d'un coma profond ou d'une mort prochaine !
Qui, comme le maire, oserait croire que l'inauguration du pôle santé ambulatoire en 2021 (peut-être) et l'installation des caméras de vidéo-surveillance pourront sortir notre commune de ce coma profond ? Pas nous, en tous cas.
Seul événement important de cette fin d'année, qui aurait pu permettre à une Démocratie participative de faire son apprentissage et peut-être prendre son envol : l'Enquête Publique pour la création d'un périmètre de protection de la source du Bas Mont Morant. Enquête ouverte le 7 décembre 2020 et qui se terminera le 9 janvier 2021.
Il était temps ! Les périmètres de protection sont obligatoires depuis 1992.
Suite à notre débat public du 27 mai 2016, on avait bien tenté d'intéresser le conseil municipal à cette question lors de la séance de juillet, puis par un courrier adressé au maire en octobre (à lire dans cet article), mais le maire avait refusé catégoriquement de mettre cette question à l'ordre du jour du conseil municipal ! Quant aux délégués chargés de représenter le conseil municipal au syndicat intercommunal de l'eau, ils ont été d'un mutisme exemplaire durant toutes ces années où la commune a été dans l'illégalité* ! Aucune information, aucun rapport pour le conseil municipal sur leurs travaux au sein du syndicat. Mais peut-être n'y avait-il rien à dire à part qu'ils hésitaient ? En effet, le dossier d'enquête publique s'appuie sur des études géologiques qui étaient déjà faites en 2010 !
Mais, ne boudons pas notre plaisir si une de nos demandes va quand même aboutir et que la préservation de la qualité de l'eau va enfin être prise en compte dans notre commune. Pour le moment, avant la fin de l'enquête publique, nous attendons les réponses à des questions que nous avons posées à la Commissaire-Enquêtrice.
Soyons optimistes pour 2021 !
Depuis au moins 2005, le captage du Bas Mont Morant est surexploité : la quantité d’eau prélevée quotidiennement dépasse la limite fixée par l’arrêté préfectoral
15 octobre 2020
Rien de neuf au conseil municipal et des nouvelles du tribunal
Vous l’aurez peut-être remarqué, depuis le mois de juillet, nous n’avons rien publié sur notre site. Et pour cause, le fonctionnement du conseil municipal n’a pas changé : toujours peu de transparence et de débat, un maire toujours aussi irrespectueux et insultant vis-à-vis de notre représentante au conseil.
Ah si, des réunions se sont tenues à huis clos. Après 2 réunions organisées au foyer rural pour respecter les mesures sanitaires liées au Covid 19, les 2 suivantes se sont déroulées en mairie et à huis clos (sous prétexte de raisons techniques, voir l’article de juillet ci-dessous). C’est donc dans ces conditions que le budget 2020 a été voté avec comme projet phare l’installation d’un système de vidéosurveillance dans notre commune…
Enfin, après 2 ans et demi, le tribunal s’est prononcé sur la demande d’annulation des délibérations concernant, entre autres, l’aménagement de la place de l’église et la réfection des trottoirs du centre-bourg et leur mises aux normes PMR. Le tribunal a rejeté la demande de la mairie de condamner Christine à payer 5 000 € pour recours abusif. Sa demande était donc bien légitime. Le tribunal a par ailleurs estimé qu’elle n’apportait pas les arguments suffisants pour annuler ces délibérations et ne l’a donc pas suivie…
Malheureusement, les travaux sont depuis longtemps achevés avec les problèmes que l’on peut déjà constater : voitures roulant sur les trottoirs, déchaussements des pavés et des ralentisseurs pour le moins originaux !!!!
Prochaine séance de conseil, ce vendredi 16 octobre à 20h30 en mairie.
9 juillet 2020
COVID 19... Belle excuse pour le maire !
23 juin 2020
Conseil municipal du 12 juin 2020: Gens de Ceton, soyez rassurés... Rien ne change !
22 mars 2020
Ceton n'a pas osé changer de ton !
1 mars 2020
Réunion publique le vendredi 6 mars à 20h30
Venez nombreux!



